5/23/2006

The Door

Alors que Marquise et moi dansions un rock hier soir pour la sauterie organisée chez nous pour l´anniversaire de Julie, une chose étrange et d´une force incroyable s´est produite. Nous nous regardions dans les yeux et tout à coup nous avons en même temps vécu ce que je pourrais décrire comme un flash-back sur un passé non-vécu: nous nous sommes "vus" dansant ce même rock 20 ans en arrière. Pas une impression ou un vague sentiment de communion dans l´instant, mais bien une image nette et preçise avec minois (beaucoup) plus jeunes et frais...

Comme si nous avions vécus réllement ce moment dans une vie parallèle, tout aussi réelle que ce que nous vivons aujourd´hui. La fameuse "porte" de Morrisson?

T -

5/22/2006

Les nuls de l´Eurovison


Ça y est, c´est officiel, les grotesques finlandais de Lordi remportent l´Eurovision. On a du mal a s´endormir samedi soir tellement on est excités à l´annonce de cette nouvelle!
Entre chansons suaves suranées et blondes affriolantes, les monstres suomis bouleversent (retenons notre souffle!) les habitudes et le palmarès. Deux questions semblent alors essentielles:


- qui regarde le concours de l´Eurovision? Parce que c´est pas les mamies bourguignones, maltaises ou suédoises qui ont voté pour Lordi, où alors faut qu´elles arrêtent de fumer du shit

- quand la candidate française arrivent en queue de peloton, qú´est-ce que ça dit sur la niaiserie dénuée de tout talent de la chansonette franchouille? (même les mamies létones, portuguaises et bavaroises se font chier, c´est dire!)

Merci Corneille, merci Cali, merci cette loi abusrde qui oblige a passer >50% de chanson française a la radio, évidemment ça représente une vraie aubaine pour le développement et le rayonenment de la "culture française". Y´a des jours où on se passerait d´exceptions...

T -

secrets d´alcôve

Après 20 jours d´absence (et d´abstinence), Madame revient au bercail - et le premier coup d´oeil du proriétaire se porte, bien sûr, sur le lit. Hum, on est samedi soir, et le lit est parfaitement fait, couvre lit et coussins en sus – tel que le fait la bonne qui vient tous les vendredis / donc un jour avant ! Et illico de demander à Thomas : “ tu n´as pas dormi ici cette nuit ?”. Et c´est un peu rougissant qu´il se lance dans des explications, tu comprends ma chérie j´ai demandé à la bonne de venir aujourd´hui pour tout arranger pour ton retour et blablabla. Non pas que j´ai été envahie par la doute, mais je pense qu´il ne faut pas négliger ce genre de remarques pour avoir bien en tête que notre vie de célibataire est derrière nous.
A-

5/17/2006

Point de vue et images

Fût-ce t-il codé, et à mon insu, ce message louait plus l'équilibre trouvé par un couple - quel qu'il soit ( j'entends l'équilibre). Et c'est vrai que je me suis laissée enthousiasmer par ce modèle de vie où chacun parvient à ménager vie professionnelle, intérêts perso vie familiale et sociale. Avec une forme de sérennité et de jouissance qui n'est pas simplement une"non ambition".
Je pense mon amour que ton acuité à ce sujet a atteint son pic actuellement, vu que tu ne fais que bosser. Et que ce rythme n'est pas satisfaisant, quand bien même tu serais encore célibataire ( petite piqûre au passage). Tu le sais, nous sommes tous deux assez exigeants et idéalistes, pensant encore un peu qu'il faut trouver notre "style" de vie et le réussir parfaitement etc.... Laissons faire chéri. Laissons-nous faire. j'ai confiance. Je t'aime.
A-

Je partage ton point de vue...

Marquise chérie

j´ai bien compris ton message (à peine codé) quand tu m´as parlé de ces amis qui ont une vie pls tranquille, moins hectique, plus centrée sur le couple et la vie de famille en quelque sorte. C´est important pour moi chérie que tu saches que j´aspire moi aussi à cette forme de vie équilibrée avec toi.

Je me creuse les méninges et reviens toujours à deux questions centrales que nous n´avons pas encore suffisament abordées: sommes-nous prêts pour le "downsizing" du train de vie qui va avec cette décision?, et surtout, que faire?

Je ne sais malheureusement pas faire grand chose d´autre que de vendre ma force de travail au sein de l´entreprise. Et nous avons besoin de revenus qui nous assurent le quotidien des factures courantes, quelques jours de vacances ici et là et mettre de l´argent de côté pour les vieux jours... Je n´arrive pas à résoudre l´équation mon amour...

T -

5/15/2006

Sampa s´embrase

L´histoire est banalement triste: les maffieux du Primeiro Comando da Capital tirent sur tout ce qui bouge dans Sampa et qui porte un uniforme. On transferre 800 des leurs dans des prisons d´ oú ils auront plus de mal à s´échapper, alors les gangsters abattent plus de 70 personnes (décompte non final). Les structures de l´étât se révèlent incapables d´endiguer cette explosion de violence. Les gens rentrent tôt du travail, le malaise s´installe. Le vers est dans le fruit. Et je me souviens de cette phrase d´un ami brésilien que me disait, après que tout sa famille se soit fait dévaliser dans leur maison sur la côte avec des flingues pointés sur leurs tête: il n´y a pas de liberté sans sentiment de sécurite physique...

T -

5/14/2006

St Barts, moddafucka!

Respect for my main man a.k.a. brotha Matt who at last has found in sistah Kate the better half of his life. And he proposed, romantic spot in the mediterranean and all that jazz, and she must have said yes, cuz´they be calling the other night saying they gonna have a wedding with all bells and whistles in St Barts some 12 months or so from now. I mean, talk about planning the looove! So, we gonna be there, we´re "core", you see? We gonna show up and have a sweaty good time time, cuz core I fucking feel alright!

Love to both of you. Always.

T -

5/12/2006

Free, free at last!

That´s it, the whole deal is closed, Marquise is now mademoiselle all over again... (swapping a W for another, but that´s altogether a very different story!). The fight ain´t over for her, for us, for Clara, but that´ll be sung to the tune of "we shall overcome". I confess to having a weight lifted off my shoulders: that woman is mine, all mine now in every single way.

T -

5/09/2006

Pile ou face


C´était a priori pas gagné de se faire un pur we d´amoureux - avant 3 semaines de séparation, important de ne pas le rater ! Pour commencer Thomas se prend un vol de nuit de 5 heures, donc pas couché pas dormi et levé aux aurores pour débarquer à la maison aux alentours de 6 heures du mat. Glissé sous les draps, premiers câlins ensommeillés et délicieux – silencieux. Encore plus fort que les mots, une déclaration simple et directe. On se retrouve c´est sûr illico après 4 jours d´absence. Et tous deux de concert de s´extasier sur la compatiilté de nos corps et de nos esprits. Ca nous épate encore. Et j´espère pour longtemps-
Comme une mélodie, une chanson qui s´inscrit dans la tête, ce fut le refrain de tout le we. Bisous bisous câlins caresses encore, devant derrière dessus dessous et puis Club de samba fous rires et churrasco dans le pur jus brésilien.
A-

4/25/2006

Bigote

Thomas avec une épaisse moustache de 10 jours… c´est un drôle de cocktail de références : acteur porno des années 70 (dixit un collègue), mexicano matcho ( hai pepito), Starsky et Hutch sans pat d´eph ni chevelure tombante… Un chapeau circonflexe dru et à peine piquant au-dessus de ses lèvres pulpeuses. Pourquoi pas ? Personnellement je suis ok pour le changement et le côté fun, mais disons qu´il ne faut pas que la petite blague dure plus de 2/3 mois !
A-

crash

L´Audi de Thomas, genre aspirateur à nanas, est un petit turbo. Une simple caresse et c´est parti ! Ca décoiffe. La frime quoi ! A la ville passe encore mais à la campagne c´est une autre affaire. Surtout quand la jolie caisse se retrouve le cul dans un fossé suite à une manoeuvre ratée. Et qu´il faut attendre les secours d´un tracteur pour se sortir de là. Car le coin n´était pas du tout paumé... rien à voir avec la Paris-Dakar. Disons-le c´était dans une fazenda ( hôtel-ferme local) où le but est de retrouver la vertu des ballades à pied...
A-

4/03/2006

America do Sul trotteur

C´est clair j´ai vu du du pays et parcouru des kilomètres depuis que je te connais chéri ! Et tu organises tout de main de maître : escales, escapades, ramasssage de la senhora à l´aéoroport, surprises, gastronomie, vue sur la mer et le 7e ciel... je ne m´en plains que par intermittence, car bon j´ai des remontées parfois, ces images de bobonne qui suit son homme et attend gentiment dans la chambre d´hôtel. Je ne doute pas qu´une fois de plus tes amis se profileront mes amis, que nous allons boire et danser sur la terre de Colombie et l´aimer et s´aimer encore davantage. Il n´empêche, et la femme parlera toujours ainsi, il serait bien un jour de construire notre base - celle où l´on vient et revient.

4/02/2006

Mexico, SP, Rio, Bogotà, Cartagena...

Plus ça change, plus c´est la même chose! On se retrouve a SP, on file passer 5 jours a Rio, on revient 5 jours à la maison, on repart en Colombie (Bogota et w/e prévu à Cartagena das Indias). Bref c´est le mouvement quasi perpétuel, les valises à faire et refaire, les hôtels où on sait dénicher les bonnes piaules, les dîners au restaurant qui se succèdent. On s´en plaindrait presque si on n´avait pas la chance de pouvoir voir des amis et découvrir quand même des coins de l´Amérique super intéressants...

Je t´attends avec impatience ici a Bogotà Marquise de ma vie.

3/30/2006

match point

peu à rajouter aux propos de Thomas. Enfin un film d´une densité telle qu´on se plaît à le regarder puis à ergoter dessus encore et encore-
3 commentaires supplémentaires =
- Un propos qui se fonde sur l´action et non l´introspection / comme nous y on habitués les boring films d´auteurs francais- et qui par là, est beaucoup plus riche qu´un simple discours moral ou psychologique
- Un film qui met en exergue la violence masculine pour assurer la survie de sa condition acquise
- l´humour et les jeux de faux semblants d´un woody Allen habile - Au spectateur aussi il lance la balle, lui donnant en pâture des indices qu´il laisse choir malgré leur importance : la collègue de Nola( Scarlett Johnson) a entendu la conversation téléphonique du couple fixant le RDV à l´appartement / une vieille tuée à la carabine ( cette arme n´est pas si fréquente à Londres).
A -

Match Point

Tres bon film de Woody Allen, qui nous a enchanté et procuré une conversationj bien riche en guise de débriefing. Voilà ce que dit le site internet:

Match Point” is a drama about ambition and obsession, the seduction of wealth, and the often discordant relationship between love and sexual passion. Perhaps most importantly, however, the story reveals the huge part luck plays in the events of our lives, refuting the comforting misconception that more of life is under our control than really is.

Allen filme a Londres (sic!), et choisit donc la "vieille Europe" pour parler:
- d´ambition (on pense à Balzac)
- du sang comme prix à payer pour ceux qui tentent de s´opposer a celle-ci (on pense à Shakespeare)
- des consciences: de la quasi-absence de conscience sociale des grands bourgeois anglais papillonant entre cocktails et spectacle a l´opéra; du poids du meurtre sur la conscience
- du désir charnel et des plaisirs sociaux
- de l´absence de méritocratie dans cette vieille société anglaise si policée
- de la chance comme vecteur fondamental dans le déroulement de la vie, tout autant que l´effort et le travail...


Tout ça en 2 heures rondement menées, un scripte bien ficelé et tonique, bref WA nous délecte en nous racontant une vraie histoire, universelle et contemporaine. Les acteurs sont justes dans le campement des personnages. Une bien belle réussite, et on dit "merci Woody!"

T -

3/28/2006

ch-, ch-, ch-, ch-, changes!

Nous revenons de 5 jours passés à Rio, sous une chaleur étouffante, contents d´avoir revu cette ville que Marquise ne connaissait que mal. Avons séjourné le week-end dans la très charmante maison d´hôte de Denise Milfont a Santa Teresa (merci Xophe pour l´adresse!). Le quartier nous a emballé, Marquisette y retrouvait des airs de son Montmartre chéri qu´elle me disait tous les jours!

Courte pause à Sampa, avant de décoller pour Bogotà, histoire que Marquise n´ait pas de regrets en choisissant de s´installer a Mexico... Plus que qques mois à passer au Brésil donc, et ce sera, c´est presque certain, de nouveau le Méxique après les grandes vacances.

Ch-, ch-, ch-, ch-, ch-, changes! comme chantait David B.

T -

3/18/2006

je m'essoufle

Deux semaines de séparation. Si Thomas se languit, pour ma part je m'essoufle, et je perds les pédales. Cette année de transition, aussi judicieuse soit-elle à considérer un prochain déménagement à Mexico ou ailleurs, est pénible et usante... Qui n'a pas de maison perd sa raison. Je ne sais plus où j'habite, ce que je fais et pour combien de temps... Toujours à me trimballer avec un sac, squatter les cafés Internet, demander l'hospitalité, et négocier à tout bout de champs. J'en ai par-dessus la tête. Ce livre que je fais pour Susan Tabak c'est un miracle si j'arrive à le finir sans me tromper dans les fichiers et les infos. Ces discussions fleuve sur l'avenir de Clara, son sentiment, les décisions à prendre, les paroles à dire... je n'en peux plus, je me lève avec et me couche encore avec ces mots/maux qui m'empêchent de dormir et surtout m'empêchent de trouver la paix l'énergie les facultés de faire autre chose. Un peu d'air ! Je voudrais pouvoir, parfois, oublier cette tristesse profonde que je sens dans mon coeur et que j'entends dans les larmes de Clara.
A -

3/17/2006

American vertgo (suite)

On repart sur le thème BHL... Il passe a l´émission d´Ardisson, séduisant parfois, agaçant souvent drappé qu´il est dans sa superbe, horripilanmt toujours quand il donne des leçons à tout venant. Peu importe ce qu´il se soit dit dans cette émission, je rassure tout le monde: rien d´intéressant ne peux être dit lors d´une émission d´Ardisson (sauf quand il s´agit de Rocco Siffredi qui vient présenter son "autobiographie", mais ça c´est un autre sujet!)

J´ai trouvé un excellent article , fruit de la discussion entre notre BHL national et Francis Fukuyama, ce philosophe américain dont une des thèses (simplifiée) se résume au fait qu´il pense que la victoire de la démocratie est inéluctable, que les sursauts que nous vivons sur la scène internationale ne sont que les derniers barrouds de la bête. Je vais acheter le livre de ce mec lors de mon prochain voyage aux EU.

Quand BHL se targue de retracer les pas de Tocqueville, on ne sait si se réjouir de son audace ou pleurer sur sa superbe outrecuidance. Il franchit de toute facon un Rubicon, et par là même se place sous le jugement de notre SPQR (en quelque sorte!). J´ai pour ma part trouvé que l´article était fascinant en ce qu´il exemplifie deux formes de pensée. Alors il serait hâtif et peut-être erroné d´y voir le chasme entre une pensée "universaliste" , héritée des Montaigne et Voltaire (donc française), et une pensée plus didactique et appliquée, donc anglo-saxonne. Non, j´y vois plus la separation entre une approche moraliste, pamphlétiste d´un homme qui se heurte finalement au mur de son ambition. 9 mois et 25000 kms à travers un continent si vaste et si complexe que les EU peuvent-ils être suffisants pour raconter, décrire l´Amérique? Je ne le crois pas. Prendre des raccourcis, choisir des "thèmes" et gloser sur des "pierres angulaires" des Etats-Unis c´est évidemment se tromper. L´ Amérique est en devenir, en mutation, Fukuyama a raison quand il dit de la frontière à l´Ouest n´est pas encore conquise. Ça, BHL ne l´a pas "pensé", et surtout pas vu.

Je ne peux m´empêcher de sourire en lisant cette pique du Yankee: "But if global leadership were left up to Europeans, they would either acquiesce in whatever exists, or they would make cynical deals to preserve their own narrow interests while talking about universal rights and justice". C´est malheureusement vrai.

T -

3/16/2006

Je me languis

de Marquise. Nous nous parlons quotidiennement au téléphone, entre 2 réunions pour moi ou une fois la journée terminée, après le coucher de Clara pour elle. On arrive pas trop mal à gérer cette situation, même si elle reste frustrante pour tous les deux.

Entre la soirée téloche et quelques pages de Faulkner (qui m´oblige à fouiller ma mémoire pour comprendre cette langue des noirs américains au début du 19eme), j´attends le retour de ma belle. Qui elle se gèle a Paris. Next stop: Rio!

T -

3/12/2006

Quand le coq plume la rose

Score sans appel du match France-Angleterre de ce jour joué au SDF. Pas parfait, même si le score l´est!, et le bonheur de vivre la raclée infligée aux angliches. Ça fait du bien, ça met du baume au coeur après les saisons de disette du XV au coq vécues quand je vivais en Angleterre et que les autochtones arrosaient en glosant a qui mieux mieux.
Alors, derechef, je file sur un chat de la BBC et je spote qques commentaires sobres, leur souhaitant de retrouver un rugby qu´ils ont perdu. Hehehe. Je me marre!

T -